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Entrevue de Eric Burgstahler du Groupe Local Greenpeace Paris

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lundi 26 mars 2007, Entrevue, par Econo-Ecolo

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L’entrevue d’Eric Burgstahler, coordinateur du Groupe Local Greenpeace Paris, permet de mieux connaître les actions locales de Greenpeace, mais également les outils pour une consommation responsable que propose Greenpeace.

 Tout d’abord votre présentation et celle de votre organisme

Pourriez vous vous présenter ? Je m’appelle Éric Burgstahler, je suis depuis début 2007 l’un des deux coordinateurs du Groupe Local Greenpeace de Paris, dont je suis membre depuis 7 ans.

Pourriez-vous présenter brièvement l’historique et l’objet de Greenpeace et du Groupe Local de Paris ? Présenter « brièvement » l’historique de Greenpeace est un exercice difficile ! L’association est née en 1971 au Canada, quand un petit groupe d’opposants ont loué un bateau pour tenter d’aller empêcher un essai nucléaire américain prévu au large du Canada. Ils ont baptisé leur bateau « Greenpeace » pour symboliser leur double opposition à la bombe, à la fois écologique et pacifiste. Puis l’association s’est développée, en intervenant petit à petit sur d’autres problématiques environnementales, tout autour de la planète. Aujourd’hui, Greenpeace est une ONG pacifiste et environnementaliste qui s’attaque à tous les problèmes d’environnement qui menacent la survie même de la Terre : réchauffement climatique, nucléaire (civil et militaire), disparition de la biodiversité (en particulier dans les océans et les forêts anciennes), OGM, pollutions toxiques, etc.

Pour le Groupe Local de Paris : il est né en 1995, et son objet est de relayer localement les campagnes de Greenpeace.

Quel est le profil type du membre actif de Greenpeace à Paris ? Notre Groupe Local regroupe autant d’hommes que de femmes, de tous âges, de toutes catégories socio-professionnelles… j’ai donc du mal à en donner un profil type ! Les seuls points communs que je vois sont la conviction partagée que la problématique de l’environnement est cruciale pour l’humanité, la volonté de faire bouger les choses dans le bon sens, et la conviction (ou la naïveté) de croire que c’est possible !

Combien de personnes sont membres du Groupe Local de Paris ? Nous sommes un peu plus d’une centaine de bénévoles.

Quels sont les principes de fonctionnement du Groupe Local de Greenpeace Paris ? Le Groupe Local a les mêmes principes de fonctionnement que l’association au niveau national et international. Les 3 principaux sont :

- tout d’abord l’indépendance financière et politique : cela signifie que Greenpeace, pour son financement, n’accepte que des dons provenant de particuliers, et refuse toute autre contribution (entreprises, entités gouvernementales ou intergouvernementales, partis politiques, etc.). La raison est toute simple : si nous acceptions de tels dons, nous pourrions être gênés pour critiquer ceux qui les font, ou être soupçonnés de partialité. Les refuser nous permet une totale liberté de parole et une objectivité sans faille !

- il y a aussi la non-violence – traduite par le « peace » de notre nom : toutes nos activités, aussi spectaculaires qu’elles puissent être, se font toujours de façon totalement non-violente, envers les personnes mais aussi envers les biens. Cela signifie que nous ne dégradons rien, et que nous faisons en sorte de ne pas avoir un comportements (même en paroles ou en gestes) qui pourraient être pris pour une violence. Tout simplement car nous considérons que la violence n’est ni une solution ni un moyen pour résoudre un problème.

- nous avons aussi pour principe d’avoir une approche globale des problématiques environnementales : nous réfléchissons au niveau de la planète dans son ensemble, à la fois pour choisir nos sujets – qui sont des problèmes menaçant la planète dans son ensemble – et pour proposer des solutions – qui prennent en compte la problématique dans sa globalité.

 Les actions du Groupe Local de Paris

Quelles sont vos actions régulières (manifestation, information, pétition…) ? L’activité la plus régulière pour le Groupe Local est la sensibilisation du public. Cela va de la tenue de stands (dans les salons, sur les marchés, au cours de journées consacrées à l’environnement, etc.) en passant par l’éducation (nous sommes régulièrement invités dans des établissements d’enseignement, depuis le primaire jusqu’au supérieur).

La sensibilisation peut aussi se faire auprès des décideurs : nous tentons régulièrement de rencontrer des élus locaux (maires, conseillers généraux ou régionaux, députés) pour leur apporter un éclairage environnemental sur diverses problématiques (consommation d’énergie, utilisation de bois ou papier, OGM, etc.), ce qui leur permet d’avoir une information différente de celle que leur apportent habituellement les lobbies industriels.

Nous pouvons aussi être amenés à enquêter sur le terrain, pour repérer ou documenter des atteintes à l’environnement (bois tropicaux non écocertifiés présents dans les magasins, produits OGM disponibles à la vente, etc.).

Enfin, si nécessaire, notre groupe local peut engager des pressions pour faire bouger les choses : collecte de signatures pour des pétitions, manifestations, et même actions sur le terrain.

Avez-vous une action particulière vis-à-vis des plus jeunes ? Oui, nous avons développé des outils (documents, jeux…) plus particulièrement adaptés aux enfants pour les sensibiliser aux problèmes de notre environnement. Nous sommes également régulièrement invités dans des écoles, collèges ou lycées pour parler d’environnement. Quel est le rôle de Greenpeace dans l’action contre le projet EPR ? Nous agissons pour que ce projet ne se réalise pas. Dans le cadre actuel de campagne électorale, à travers le site www.revolution-energetique.com, nous incitons les citoyens à faire pression sur les candidats afin de les pousser à s’engager à arrêter ce projet. Et bien entendu nous participons aux pressions du Réseau Sortir du Nucléaire (dont nous sommes membres), à la manifestation du 17 mars (www.stop-epr.org), etc.

Quelle est la position de Greenpeace par rapport à la très controversée énergie nucléaire et les actions menées par le Groupe Local de Paris ? Greenpeace considère que l’énergie nucléaire est d’une part totalement inutile (on peut subvenir aux besoins de la planète en se passant à la fois de l’énergie nucléaire et des énergies à effet de serre, par une bonne combinaison d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables), et est ce qu’il y a de plus dangereux, dans son utilisation militaire bien sûr (bombes atomiques traditionnelles, mais aussi les mini-bombes atomiques que plusieurs états – dont la France – veulent développer dans l’idée de pouvoir les utiliser un jour), et dans son utilisation civile (déchets dangereux et quasi-éternels dont personne ne sait que faire, risques d’accidents ou d’attentats, risques de prolifération de la bombe, etc.). De plus, développer le nucléaire coûte tellement cher que de facto cela tue dans l’œuf le développement de toutes les autres formes d’énergie, et en particulier le développement des énergies d’avenir, renouvelables et propres. Il faut en effet savoir que depuis les premiers chocs pétroliers, les subventions publiques de recherche dans le domaine de l’énergie sont à plus de 95% consacrées au nucléaire !

Dans ce contexte, le GL participe aux activités de dénonciation du nucléaire (manifestations comme celle du 17 mars, pétitions, etc.) et de sensibilisation du public (stands, information sur les risques et les solutions alternatives, etc.), pour apporter une contradiction aux incessantes campagnes de publicité qu’EDF et AREVA matraquent inlassablement pour tenter de faire croire à la nécessité du nucléaire.

Quelles sont les actions du Groupe Local Greenpeace de Paris face aux OGM ? Là aussi, nous faisons de la sensibilisation du public, et nous l’impliquons dans la lutte contre les OGM (par signatures de pétitions ou interpellation des élus). Nous menons aussi des activités de surveillances des commerces alimentaires, pour prévenir l’apparition de produits contenant des OGM, et les dénoncer lorsque nous en trouvons : c’est l’activité de « Détectives OGM », à laquelle chaque citoyen peut d’ailleurs participer (voir le site www.detectivesogm.org) !

En cette période électorale, nous participons aussi à l’interpellation des candidats à l’élection présidentielle pour les amener à s’engager sur un moratoire des cultures d’OGM. Ã€ l’issue des présidentielles, nous poursuivrons cette interpellation auprès des candidats aux législatives.

Que fait Greenpeace concernant le réchauffement climatique ? Nous profitons de la période électorale pour amener les candidats à s’engager à mener, s’ils sont élus, une véritable révolution énergétique, passant par l’abandon du ruineux et dangereux projet d’EPR, par l’adoption d’un programme d’efficacité énergétique dans le bâtiment (ancien et nouveau), et par le développement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Tout citoyen peut d’ailleurs nous aider à harceler les candidats sur ce sujet ! Un site Internet dédié à ce sujet a été créé ; il donne à chacun toutes les informations sur le sujet, et on peut s’y inscrire pour recevoir par mail des idées d’interpellation des candidats (courriers ou mails à envoyer, questions à poser aux émissions où interviennent les candidats, etc.). Ce site, c’est www.revolution-energetique.com.

Est-ce que le Groupe Local Greenpeace de Paris intervient sur le thème de la préservation de la biodiversité ? Oui. En partant du constat que près de 90% de la biodiversité terrestre est concentrée dans les forêts anciennes, et que ces forêts anciennes sont principalement détruites par l’exploitation du bois, nous agissons pour faire changer les comportements consommateurs de bois exotiques. Nous rencontrons donc toutes les collectivités locales (mairies, départements, région, etc.) pour les amener à modifier leurs habitudes d’achat afin d’éviter tout produit bois ou papier contribuant à la destruction de ces forêts. Nous les incitons à privilégier le bois local, ou à défaut du bois écocertifié FSC (seul label sérieux garantissant une gestion vraiment durable des forêts), à réduire leur consommation de papier et à choisir le papier recyclé ou écocertifié FSC.

Concernant la biodiversité marine, nous relayons la campagne internationale de Greenpeace pour la protection des océans, dont le but est d’arriver à une pêche durable (préservant la ressource au lieu de la détruire comme actuellement) associée à la protection d’une proportion significatives des océans par l’instauration de grandes réserves marines.

Quelles sont les prochaines actions de votre organisation ? Ce sont des actions de pression sur les candidats à la présidentielle et des actions de sensibilisation, essentiellement sur le sujet de l’EPR, du climat et des OGM.

 L’organisation Greenpeace

Qu’est-ce qui caractérise Greenpeace par rapport aux autres associations de défense de l’environnement ? Une de nos caractéristiques est notre indépendance totale : nous sommes exclusivement financés par des particuliers, et refusons donc tout autre financement, car il pourrait provenir d’acteurs que nous pourrions être amenés à combattre (entreprises, institutions nationales ou internationales…). Cette indépendance financière se double d’une indépendance politique : Greenpeace n’est liée à aucun parti et n’en soutient aucun (mais se donne pour mission de tous les pousser à intégrer les problèmes d’environnement dans leurs programmes). Cette indépendance nous permet d’être totalement libres de nos positions : nous n’avons pas à avoir peur de perdre une subvention ou un financement car nous critiquons les dommages que tel ou tel acteur cause à l’environnement. Nous pouvons ainsi ouvertement et directement dénoncer ceux qui par leurs actions contribuent à la destruction de l’environnement.

Une autre caractéristique est notre méthode d’action : ce n’est certes que l’ultime recours quand tout le reste a échoué, mais nous n’hésitons pas, s’il ne reste plus que cette solution pour faire bouger les choses, à intervenir directement – mais toujours de façon non-violente - sur le lieu d’une pollution, ou chez le pollueur, pour mettre publiquement en lumière ses actions, et ainsi le mettre face à ses responsabilités. Cela peut consister à bloquer un bateau de bois provenant de la destruction d’une des dernières forêts anciennes de notre Terre, à nous interposer entre une baleine et le harpon, à nous suspendre aux bâtiments d’une entreprise ou d’une administration responsable d’une grave atteinte à l’environnement, etc.

On reproche aux actions de Greenpeace d’être 1) trop médiatiques et 2) mener des actions parfois proches de l’illégalité, que pourriez-vous répondre à ces deux arguments ? Nos actions sont l’ultime recours lorsque tout le reste (explications, discussions directes, tentatives de convaincre, pétitions…) a échoué. À ce moment-là, oui, effectivement, nous montons une action, et c’est volontairement qu’elle est la plus médiatisée possible, pour permettre à l’opinion publique de prendre connaissance d’un problème que son auteur refuse de traiter et tente de masquer. Car nous n’avons plus d’autre choix : si un pollueur refuse de modifier son comportement et continue sciemment à détruire l’environnement alors qu’il est pleinement conscient des nuisances qu’il occasionne, il nous semble légitime de le faire savoir au plus grand nombre, pour que chacun puisse en juger. Notre espoir est qu’un pollueur qui est ainsi mis au pied du mur, avec l’opinion publique à témoin, soit poussé par les citoyens à modifier son comportement pour aller dans le sens d’une prise en compte de l’environnement dans ses activités.

Quand au côté illégal, oui, il arrive que certaines de nos actions aient une petite composante à la limite de la légalité : il nous arrive de bloquer un transport nocif pour l’environnement, ce qui peut être considéré comme une entrave à circulation, ou de manifester chez un pollueur, ce qui peut être considéré comme une violation de sa propriété. Il faut cependant mettre en balance le niveau de cette « illégalité » avec la légitimité de dénoncer des graves atteintes à l’environnement.

Considérez-vous l’Alliance comme une nouvelle force pour la préservation de l’environnement ? Greenpeace fait partie de l’Alliance pour la Planète ! Nous considérons effectivement qu’en associant nos forces et nos convictions à celles des autres associations de défense de l’environnement, nous pouvons mieux nous faire entendre et peser sur le cours des choses pour aboutir à une prise en compte des enjeux environnementaux dans le fonctionnement de notre société.

 Greenpeace et la politique

Quelle est votre position face à l’initiative de Nicolas Hulot (pacte écologique) ? Nous nous félicitons qu’elle ait permis une prise en compte des problèmes d’environnement dans la campagne électorale.

Quelles sont les 3 principales mesures qu’un prochain gouvernement devrait mettre en place afin de sauvegarder notre planète ? Se limiter à 3 mesures est assez difficile : l’Alliance pour la planète, à laquelle participe Greenpeace, a défini non pas 3, mais 24 mesures nécessaires pour commencer à inverser la tendance actuelle à la destruction de l’environnement. Ces mesures sont décrites et expliquées sur le site de l’Alliance (www.lalliance-2007.org/index.php?page=propositions).

Pour néanmoins répondre en respectant les contraintes de la question, je dirais que les 3 mesures principales devraient porter sur :

- l’énergie : il faut complètement réorienter la politique énergétique, conformément au scénario de la « révolution énergétique » que nous préconisons (www.greenpeace.fr/scenario-energetique/presse/pdf/revolution-energetique-synthese-francais.pdf)

- la biodiversité : il faut mettre en place un cadre contraignant dont l’objectif est la protection de la biodiversité : interdire les OGM, privilégier les bois locaux ou sinon les bois écocertifiés FSC, créer des réserves marines, favoriser une pêche durable, etc.

- les produits toxiques : il faut imposer une gestion de la production, de l’utilisation et de l’élimination des substances chimiques qui soit écologiquement rationnelle - c’est à dire sans atteintes à l’intégrité et à la pérennité des hommes et des écosystèmes. Autrement dit : toute production d’un bien doit être faite de façon à limiter son impact sur l’environnement, depuis la conception du produit jusqu’à son élimination finale. Greenpeace soutient-il un candidat pour les prochaines élections présidentielles ? Non, Greenpeace est indépendante et apolitique, et ne soutient donc pas un candidat en particulier. Par contre, par l’intermédiaire de l’Alliance, Greenpeace a participé à donner une note aux candidats à la présidentielle, qui rend compte de leur prise en compte plus ou moins sérieuse des problèmes d’environnement. Ces notes sont publiées sur le site de l’Alliance (www.lalliance-2007.org), et j’espère qu’un maximum de citoyens en prendra connaissance et en tiendra compte en mettant son bulletin dans l’urne !

 Les gestes éco-citoyens individuels

Quelles sont les actions de Greenpeace permettant d’informer et d’inciter les particuliers à agir individuellement pour l’environnement ? Il y a deux façons complémentaires d’agir pour l’environnement. L’une consiste à adopter des comportements individuels les moins nuisibles pour l’environnement, et l’autre consiste à pousser la société à changer – en faisant bouger les décideurs, tant politiques qu’industriels ! Les deux sont très importantes : si chacun change de façon individuelle mais qu’entreprises et gouvernements ne font rien, ou si au contraire nos dirigeants changent mais que les citoyens ne s’engagent pas, cela ne sera pas suffisant.

Greenpeace a mis en place des outils pour agir sur ces deux fronts.

Pour faire bouger la société, il s’agit de faire pression. Ça peut être des actions très simples : signer une pétition en ligne, ou envoyer un courriel de protestation, ça prend quelques secondes. Mais si des milliers de citoyens s’y mettent, ça fait bouger les choses ! Pour cela, Greenpeace a sur son site un espace dédié aux cyber-actions, qui propose en permanence des pétitions en ligne pour agir sur les sujets du moment. Cet espace est accessible par le lien www.greenpeace.org/france/getinvolved/act.

Greenpeace a aussi créé et développé de nombreux guides permettant à tout citoyen de faire les bons choix (ceux qui ne nuisent pas à la planète) dans sa vie de tous les jours, et en particulier lorsqu’il consomme. Les sujets de ces guides sont :

- les OGM : pour éviter les produits contenant des OGM, ou à base de produits animaux (viandes, Å“ufs, laits) provenant d’animaux nourris aux OGM. Ce guide se trouve sur www.greenpeace.org/france/press/reports/guide-ogm-greenpeace-2006-2.

- les produits domestiques (parfums, savons, détergents, lessives, etc.) : pour éviter les produits contenant des produits nocifs tant pour la santé humaine que pour l’environnement. Ce guide est consultable sur www.greenpeace.org/france/vigitox/consommer.

- les produits de la mer : pour éviter de consommer des poissons dont l’exploitation menace soit la survie même de ce poisson, soit la survie d’autres espèces marines. Ce guide est en ligne sur www.greenpeace.org/france/press/reports/et-ta-mer-t-y-penses.

- les produits bois : l’idéal est bien sûr de privilégier le bois local. Si toutefois on doit acheter du bois exotique, il faut absolument privilégier ceux dotés du label FSC. Pour savoir où trouver de tels produits, une liste des magasins qui en vendent est accessible sur www.greenpeace.fr/ecobois.

- le papier recyclé : contrairement à ce que l’industrie du papier tente de faire croire, la consommation de papier nuit aux forêts anciennes. Il faut donc réduire sa consommation, et privilégier le papier recyclé et le papier FSC. Un guide recense tous les fabricants et revendeurs de papier recyclé et FSC, il se trouve sur www.greenpeace.org/france/press/reports/liste-non-exhaustive-etablie.

- les produits électroniques : Greenpeace a classé les fabricants d’ordinateurs et de téléphones portables selon leur engagements à éliminer les substances les plus dangereuses. Le classement permettant à tout citoyen de s’informer et de privilégier les produits les moins nocifs pour l’environnement se trouve sur www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/guide-pour-une-high-tech-respo.pdf.

A votre avis, quels sont les gestes éco-citoyens prioritaires pour la planète ? Tous ceux qui consistent à consommer moins et mieux. La palette est tellement large qu’on peut en trouver pour chacune de ses activités quotidiennes. Votre site en énumère d’ailleurs un grand nombre, ce qui est très utile pour ceux qui veulent des exemples concrets !

Que pourriez-vous dire aux personnes qui n’agissent pas encore pour l’environnement afin de les convaincre ? S’il y avait une formulation miracle qui permette de faire agir ceux qui ne le font pas, je passerai mes journées à la répéter à tous ceux que je croise ! Malheureusement, je ne connais pas une telle formulation…

Et, quand on voit la quantité d’information dont on dispose sur la destruction de notre environnement, sur les risques que cette destruction fait courir à la planète et à l’humanité, et sur l’existence de solutions qu’on peut mettre en Å“uvre, j’ai beaucoup de mal à comprendre ceux qui n’agissent pas, et je ne sais pas trop quoi ajouter pour convaincre ceux qui ne le sont pas. Tout a déjà été dit ! On peut juste y ajouter : « Ouvrez les yeux. Documentez-vous. Franchement, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas ! La situation est grave. Très grave. Et nous sommes tous responsables de ce qui arrive, car c’est l’accumulation de nos comportements individuels qui est la cause des problèmes. Il n’est pas encore trop tard pour agir : on a déjà beaucoup perdu, mais il reste beaucoup à sauver, et ça en vaut la peine. Par contre, il ne nous reste que peu de temps pour ça, et on n’y arrivera qu’à la condition que tout le monde – vous y compris - s’y mette. »

Si je suis bénévole dans un groupe local, c’est car je crois qu’au-delà de ce qu’on peut dire par médias interposés, c’est aussi sur le terrain, en rencontrant et en discutant avec les gens de façon individuelle, qu’on peut les amener à bouger. Et donner aux plus motivés la possibilité de s’impliquer à nos côtés, eux aussi, est aussi un moyen de petit à petit impliquer le plus grand nombre.

Pour en savoir plus : Groupe Local Greenpeace Paris


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